LES MAÎTRES

 

SIFU

 

 

Ceux qui montrent le chemin !

Les formes actuelles de TJQ sont relativement récentes ; les premières traces écrites de l’appellation TJQ datent du XIXème siècle ! Cependant, les matériaux constituants les Arts Martiaux Internes sont bien plus anciens, mais difficiles à relier avec certitude, comme le Quanjing du Général Jiguang [fin d’époque Ming – 1560] :

No literary precedent for such a work has been discovered.
Historical evidence suggests, however, that pre-Ming armies have used some forms of martial arts in training or demonstrations. Also, similarities between the « Quanjing » and modern taijiquan raise questions about a possible common martial arts heritage.
[traduction : Clifford Michael Gyves – UNIVERSITY OF ARIZONA – 1993]

En tant que pratique « interne », les éléments essentiels sont cachés, donc complexes à décrire : seule la TRANSMISSION DIRECTE garantit [un peu] de fiabilité.

 

A partir de la famille Yang, le TJQ sort du strict clan familial [élargi] pour être enseigné de manière professionnelle. Néanmoins, la transmission des « secrets » reste dans le clan, et dès le plus jeune âge : tous les styles reprennent le nom de la famille qui assure cette transmission [Chen, Yang, Sun, Hao, Wu…].

 

Me Chu et Didier Leboucher

 

 

 

 

Me Chu a choisi de transmettre dans un mode traditionnel, en cours particuliers – ce qui représente une énorme somme de travail, de part et d’autre. L’enseignement individualisé implique une transmission disparate, puisqu’il est, par nature, différent pour chacun.

Le TJQ devient finalement une source d’enrichissement, à travers l ‘ENSEIGNEMENT « à l’extérieur », et se répand ainsi dans le monde entier. Le cadre familial reste la matrice de la TRANSMISSION : il convient de ne pas dilapider le « patrimoine familial ». Aucune des figures remarquables du TJQ n’a laissé de « mode d’emploi » explicite sur son style.

Mais surtout, le TJQ rassemble des éléments martiaux – énergétiques et spirituels.

 

 

 

 

La proximité entre les « méridiens » des acupuncteurs et le déroulement de l’action à travers les spirales de bras et de jambes est remarquable. Elle a laissé supposer que l’intuition de ces circuits internes au corps trouverait son origine dans les pratiques de boxe interne.

Enfin, on retrouve des techniques de respirations [souffle interne] caractéristiques des écoles Boudhistes et Taoïstes, et l’empreinte de la notion fondamentale WU WEI.

Les figures les plus marquantes des Arts Martiaux Internes se sont croisées entre la fin du XIXème et le milieu du XXème ; presque tous se sont rencontrés, ont pratiqué et partagé leur savoir faire. Même si aujourd’hui chaque style représente une licence commerciale séparée, c’est bien le brassage et les échanges qui ont amené les plus grands à leur expertise.

Brassage des styles, multiplicité des racines [martiales, énergétiques, spirituelles], répertoire immense de formes et d’exercices, ont produit des Maîtres remarquables qui transmettent généralement un style circonscrit avec une palette technique plus réduite.

Il convient toujours de garder en mémoire la distinction entre enseignement et transmission directe.