SABRE ÉPÉE BÂTON ÉNERGIE

 

Le SABRE Chinois et sa pratique mettent l’accent sur le déplacement. Il devient comme une partie du corps du pratiquant – toutes les actions sont incluses dans des déplacements. C’est vrai pour les autres armes, mais encore plus remarquable avec celle-ci. C’est une forme très mobile, solide, circulaire et centrée, qui dégage beaucoup de puissance.

 

 

 

 

Il y a beaucoup de types de sabres différents, avec une lame légèrement courbe et un seul tranchant – qui dessine réellement les cercles d’actions autour  du corps, qui devient l’axe d’une sphère d’action.

La photo ci contre montrant Fu Zhong Shen avec un sabre de Bagua indique également la notion de Tanren, très présente à travers la pratique des armes. Alors que l’expérience martiale s’éloigne [qui a encore l’occasion de combat au sabre ou à l’épée sur un champ de bataille ?], la pratique des armes conserve la fonction d’auxiliaire d’entrainement qu’elle avait déjà à l’origine. L’utilisation d’armes lourdes [sabre, perche longue, hallebarde, furibo japonais] dans de très nombreux exercices visant à transformer la structure du corps en action, est une constante dans les arts martiaux traditionnels. Ce ne sont pas du tout de simples accessoires de renforcement musculaire, mais un moyen habile de transformation des circuits internes du « corps global ». Ce sont les vrais « secrets d’école » qui ont une action directe et profonde sur le corps.

 

 

 

Chaque arme développe une qualité particulière – toutes génèrent une présence à l’espace beaucoup plus aiguisée ; avec un BÂTON, et sans se déplacer, on couvre une aire de 12 m2 environ ; à travers les actions de CENTRE et de cercle, on développe beaucoup de vitesse et de puissance. On utilise un BÂTON en rotin pour éviter de se blesser à l’entraînement – la souplesse du bois conduit beaucoup moins l’onde de choc. Le BÂTON incarne vraiment la notion de bras de levier dans l’action circulaire

 

 

Les ÉPÉES utilisées ont également une lame flexible, qui permet de matérialiser la transmission de l’action a travers la lame, avec un bruit de vibration bien reconnaissable. Le style d’épée est très souple, plus proche du fleuret occidental. Elle prolonge l’onde de mouvement du corps par un geste vif et souple. Les lames étaient à l’origine très tranchantes, et il s’agissait de couper des artères ou des tendons, sans force, mais avec beaucoup de précision : l’action jaillit véritablement à travers la lame. L’utilisation d’armes « traditionnelles » en métal est préférable aux sabres ou épées en bois qui ne « rendent » pas la sensation de coupe.

Les armes aident à développer le « corps interne » martial par la pratique des tanren, et permettent l’expression de cette énergie à travers la pratique formelle ou en contact. Ils sont l’expression parfaite de la pratique dirigée « vers l’intérieur » pour développer des qualités martiales qui s’exprimeront « vers l’extérieur » : interne et externe sont deux aspects de la respiration yin/yang qui donne la qualité si particulière de l’énergie du Taiji Quan.

 

Didier Le Boucher et un de ses éléve au Shobukan Dojo. Forme du sabre [Passage]

 

Didier Le Boucher au Shobukan Dojo. Forme de l’épée [Passage]